Neïl Beloufa

Compère Neïl ici, offre son premier solo,
Ayant nouvellement rejoint la galerie.
Kamel découvre ainsi son espace du haut,
Tout pointillé d’objets petits.
On est rue du Pont de Lodi, et c’est en-bas
Dans le plus grand volume de Monsieur Mennour,
Que nous plongeons dans une ampleur privée de jour,
Excité.e.s par une immersion multi-média.
Là, un mobilier toujours accueillant,
Se déploie pour mieux recevoir notre séant,
Et, à la fois, de quoi animer les écrans.
Un cœur, et sa périphérie.
Tout le pourtour est sectionné, en grille.
Et par cet épais séquençage,
Serti d’un nerd appareillage,
Une fable électrique se hisse,
Contée par une immatérielle narratrice.
Pour notre joie, pour ces strates, merci Eva,
Mieux vaut être plusieurs pour jouir de Beloufa.
En effet, c’est un genre de jeu,
De ces divertissements couplant les visions
Un kaléidoscope à activer à deux,
D’un regard à l’autre, superposant les options.
À chacun et chacune de se laisser aller,
En toute confiance avec notre hôte éclairé.
Car personne en ce frétillant boudoir
Ne partagera, ni les clés
Ni la morale de l’histoire.

→ Publié dans Temple Magazine #8 Crash