Chronique Eva Nielsen à l’Espace d’art Camille Lambert à Juvisy-sur-Orge

Eva Nielsen (franco-danoise née en 1983) s’autorise une monographie particulièrement transparente, loin des galeries et centres d’art consacrés, dans la familiarité d’une école municipale voisine de son atelier. Elle frôle le pédagogique, du moins l’évidence, ce qui est plutôt opportun conformément au contexte de cette nouvelle visibilité. Sans commissaires ni artistes complices, elle signe la présentation de sa seule peinture. Nous rentrons dans les salles et croyons ne rien y voir d’emblée, sinon de la clarté. Ce sont les murs latéraux qui dévoilent une suite en fait importante de formats, associés de manière parfois très frontale, tels ce tableau et son étude qui fricotent sans gênes. L’iconographie comme la facture, poursuivent l’affutage d’un magnétisme exponentiel, toujours captivant. Je continue à penser que ce ne sont pas ses motifs que la toile capture, mais bien nous qui en sommes l’ultime proie.

Extrait de la chronique Curiosité – 2016 semaine 05 – Soupirail publiée le 31 janvier 2016

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